Vous le constaterez en regardant cette bande
annonce, ce film qui traite merveilleusement bien le racisme
dans les années 60 en amérique du sud est extraordinnaire.
The help est
tiré du livre La couleur
des sentiments de Kathryn
Stockett.
Vous le constaterez en regardant cette bande
annonce, ce film qui traite merveilleusement bien le racisme
dans les années 60 en amérique du sud est extraordinnaire.
The help est
tiré du livre La couleur
des sentiments de Kathryn
Stockett.
Une mort paralytique
Je poursuis se rêve, je poursuis
cette promesse. Celle que j’ai faite à cette fille, dont la
mort poursuivait le corps. Pâle comme la lune qui me sourit encore,
cette nuit d’un sourire sinistre, son visage me transportait
dans un autre univers. Elle souffrait mais ne laissait rien
paraître sur sa peau de porcelaine. Elle était belle, elle aurait
pu être séduisante avec quelques années de plus. Ce n’était
qu’une enfant harcelé par un destin fragile. Elle souhaitait
des réponses. Je lui en donnais. Je lui décrivais ce que
j’avais connu. Ce qu’elle ne connaitrait jamais. Elle
était jeune. J’avais le double de son âge. Notre amitié,
notre amour l’un pour l’autre semblait intolérable aux
yeux des autres, mais tout à fait normal et presque indispensable
aux nôtres. Nous étions liés par un lien immortel et
indéchiffrable. Elle c’était accrochée à moi comme à une
bouée qui la sauverait d’un naufrage imaginaire.
J’étais cette bouée qui était sensé la sauver. Elle
m’appelait « mon ange », j’étais le gardien
de son âme. Elle était seule malgré tous ses proches autour
d’elle. Elle ne voyait que moi. J’étais sa fascination,
une partie de sa vie qu’elle avait cachée au plus profond
d’elle. Une partie qu’ils ne connaissaient pas. Moi,
j’avais pitié. De ce petit corps sombre pourrit par
l’immobilité d’un corps paralysé. Pourtant je me
refusais de lui avouer ce qu’elle savait déjà. Elle me
remerciait en silence, voulant croire en un espoir impossible. Un
miracle qui ne c’est pas produit. Même avec le plus grand
effort, contre l’effroyable horreur de son teint, de sa peau
violette, de ses coups invisibles qu’elle prenait, je ne
pouvais rien faire. Juste la regarder se recroqueviller sur
elle-même, bougeant par saccade, elle se décomposait dans
d’atroce souffrance. Et moi je regardais horrifié ses
yeux chercher la lumière dans la pénombre des Enfers. Je ne pouvais
rien faire. Elle ne m’en voulait pas, elle me désirait à ses
côtés. Je lui en voulais, de m’obliger à participer à sa
mort, comme si une ne suffisait pas, comme si je devais en voir une
autre. Pour comprendre m’avait-elle dit. Comprendre
quoi ?
D’autre que moi, lié à elle comme moi, étaient là. Mais aucun
n’avait eu le courage que je lui consacrais. Aucun
n’était resté jusqu’à la fin de ce spectacle atroce. Il
n’y avait que moi. Lié là dans l’ombre de la mort, nous
avancions vers la vérité main dans la main. J’avais
besoin d’elle, de sa folie, de son esprit, de sa froideur
mais surtout de son amour. Elle voulait ma clarté, mes mensonges,
mes mystères. Nous remplissions nos rôles dans le silence, pour
nous compromettre dans le jour arrivant où elle s’envolerait.
Je lui avais attrapé le visage, sentant sous mes doigts la
fraicheur du tombeau arrivant. Ses yeux me regardaient vide de
lumière, ils ne reflétaient plus la douleur, juste l’image de
la mort. Elle souriait de plaisir, de ce plaisir morbide
qu’on les morts. Enfin libre. Elle ne souffrait plus. Elle
s’était alors envolée dans les hauteurs du ciel, me laissant
seul, abandonné. Je lui en veux, d’être partie dans un seul
murmure : « Merci….». Car ce murmure, je
l’entends encore ce soir, et tous les soirs. Dans le jour
comme dans la nuit, il est toujours là. Il s’engouffre dans
mon être comme le souvenir de son visage, son rire crispé par la
douleur, ses yeux me fixent encore. Mes larmes coulent toujours.
Elles ne cesseront plus de descendre de mes yeux pour parcourir mon
visage car son souvenir me hante.
Je l’aimais d’un amour
impossible, elle est morte dans mes bras, elle me hante
désormais.
By me.
Black Sabbath
J'entends ton cri. Il me glace sur
place. Je ne sais pourtant pas d'où il vient, ni ce qu'il l'a rendu
si strident. Mais mon cœur bat la chamade et mon sang se fige
à l'idée que tu ailles mal ou que tu sois blessée.
Alors j'accours, le plus vite possible, tous les sens en alerte.
Essoufflé je te cherche partout, dans chaque recoins, mais dit moi
je t'en pris d'où provient ton cri ?
Soudain, je ressens de la peur, oui, j'ai peur de ne pas parvenir à
te trouver à temps. Il me semble entendre et sentir les larmes
rouler sur ta joue encore tiède et tomber unes à unes pour tacher
le sol de tes sentiments si profonds et sincères. Il me semble de
nouveau que ma course n'a plus de fin, du moins, paniqué je ne
parviens pas à la trouver. C'est comme si j'étais piégé dans ce
labyrinthe aux parois semblable aux rues de France.
Mes larmes finirent par troubler mon regard, mon souffle est court
et saccadé, mes genoux vacillent, je tombe. Au sol, dégouté par ce
sang qui jailli de mon bras égratigné sérieusement par le goudron
sec de cette vieille rue. Pris d'une colère intense et d'une fureur
semblable à nul autre je me relève, le regard empli d'une immense
tristesse et je reprends cette course interminable.
Mais je ne parviens plus à m'orienter, je ne t'entends plus, je ne
sais plus où je suis ni même où je vais : je suis perdu.
Un sentiment atroce d'impuissance m'envahi. Es-tu là quelque part,
tout près ?
Mais mes hésitations me font perdre du temps, ce temps d'ordinaire
si précieux pour toi et pour moi. Je tourne à droite et
alternativement à gauche, mais rarement tout droit, en faite je ne
sais plus, plus du tout. Puis je m'arrête brusquement, je
m'oblige à me rendre à l'évidence : je suis totalement perdu,
sans toi, seul, dans la pénombre d'une rue complètement sombre,
droit devant un mur décrépie d'une rue dans débouché. Alors d'un
désespoir sans fin je hurle, d'un cris strident, de terreur, de
colère et d'impuissance. Ce cris ressemble étrangement au tiens.
Mes larmes coulent comme un flot déferlant sur mes joues. Mais je
me rassure du mieux que je peux me disant que quelque part tu avais
entendu ma détresse, mon appel et qu'à se moment même tu courrais à
travers des rues aussi sombre que celle-ci pour me retrouver. Et
lorsque tu arriverais tout essoufflé de cette course folle, tu me
prendrais dans tes bras et ma tête lourde, battant sans cesse,
pourrait se reposer contre ton torse encore chaud d'une course
contre la noirceur de mon deuxième moi.
By me.
Ce film d'animation raconte
l'histoire ancien soldat expédié à Beyrouth. Ari Folman est à
la recherche de sa mémoire, laissé sur le champ de bataille. Pour
cela il rencontre d'autre anciens soldats pour connaître ce qui
c'est réellement passé lors du massacre de Sabra et
Chatila.
Dans une longue ruelle sombre, Ingrid trouve mort son amant Christian allongé sur les pavés. Ingrid parle désespérement au corps de Christian mais ne perd pas pour autant la raison, ce sont ces pensées qui la font paraître folle.
Ingrid. Tu es là,
je te vois, là ! Le corps étend sur le sol. Les membres
meurtris par les coups. La bouche ouverte dans un éternel cri
de souffrances. Chantes-tu un chant religieux ?
Pries-tu ? Du sang, partout, partout...
Sur ton visage, sur ta poitrine, cette couleur pourpre se colle à
ta peau.
Je la frotte, elle ne veut pas partir. Es-tu indiens ? A la
peau rouge, comme ces épices qu'on trouve en Inde... Tes yeux
bruns, son figé à jamais, dans un temps de découverte, de
découverte... Qu'as -tu découvert qui t'ait donné la
mort ?
Et de souffrance ...
Je suis là, juste là. Non je ne parviens pas à m'exprimer, je ne
parviens même pas à pleurer. Pourtant il pleut dans mon cœur.
Mes jambes, mes pieds, me guident jusqu'à toi. Qui es-tu ? Où
est cette âme généreuse et protectrice de mes souvenirs ? Je
ne te reconnais pas ainsi, ça ne peut pas être toi, dans un tel
état de détritus. ES-tu un déchet pour ces êtres sans âme ?
Pour moi tu étais un ange, mon ange. Qui as pu commettre un tel
péché. Celui de tuer un ange. Sont-ils des monstres ? Répond
-moi tant que je suis dans mon antre. Répond -moi avant que coule
le sang de mon cœur à travers cette eau salé. Comment
puis-je t'aider ? Comment puis-je trouver la paix à présent,
sans te venger dans le futur?
La mort serait la solution, mais une mort raisonné. Une mort
reconnu par la loi.
Me pardonneras-tu..., me pardonneras-tu cet acte ? Celui
d'abandonner mes rêves pour toi. Celui de m'endormir à tes côtés,
pour y demeurer à jamais.
Non sans doute pas... Alors déteste-moi autant que tu le souhaite,
haïs moi pour ne jamais oublier cette possession que je prends de
ton âme. De toute façon je ne peux continuer à vivre sans
raisonner. La raison me mène à connaitre la vérité. C'est la raison
qui me tuera ! Qui d'autre oserait lui volé ma tête ?! La
raison est amie avec cette femme aux longs cheveux noirs, au visage
caché sous ses habits sombres. Tu sais de qui je parle ! Ne
fait pas l'innocent ! Celle qui porte cette immense
faux, celle que l'on traite de vieille femme par son
immortalité.
C'est grâce à elles que je me vengerais. N'est-ce pas là, le
principe des alchimistes. Le principe de l'échange équivalent. Oui
je donnerais ma raison ainsi que ma vie pour connaître la vérité.
Celle qui vengera ton âme petit ange.
By me.
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